Psychologue : Pas une faiblesse, un allié

Pas une faiblesse…
 
J’ai eu une horrible expérience avec un psychologue. Je ressortais de chaque séance plus abattue et découragée qu’à l’arrivée. Je redoutais chacune de nos rencontres en désespérant de m’en sortir. Puis, j’ai eu une expérience incroyable avec une psychologue. Ma vie a fait un cent-quatre-vingts. Je suis passée de la personne qui n’arrivait plus à trouver la force pour se lever le matin à une jeune femme énergique dont la journée était remplie de projets.
 
Je n’avançais plus à reculons.
 
Au début, personne ne veut rencontrer un psychologue ou plutôt, personne ne veut admettre qu’il pourrait utiliser son aide. Cet article a donc pour but de vous fournir la petite poussée qu’il vous manque jusqu’à présent pour faire le premier pas dans la bonne voie. Je sais, c’est effrayant.
 
Vous avez entendu tout plein de mauvaises histoires sur ces professionnels et leurs clients. Les films et les livres les dépeignent comme des gens qui n’ont affaire qu’à des fous, des malades mentaux et des FAIBLES.
 
Ce n’est pas vrai.
 
En fait, j’ai seulement perdu ce préjugé quand j’ai avoué à plusieurs de mes amies proches que j’étais en thérapie. Quelle a été ma surprise quand trois sur quatre d’entre elles m’ont appris qu’elles consultaient également ou avaient consulté! « Mais, mais… elles sont tellement fortes et savent où elles s’en vont!
Ce n’est pas possible », ai-je alors pensé.
 
C’était pourtant vrai. Ici, j’ai failli écrire : « comme quoi il ne faut pas se fier aux apparences », mais il n’y a pas d’ « apparences ». Chaque personne consulte avec un objectif différent en tête. Pas toutes les personnes sont soit suicidaires, ont des troubles de personnalités graves, anorexiques ou sont des enfants battus…
 
Non. Les professionnels de la santé mentale sont une ressource accessible à tous pourvu que le bénéficiaire en face la demande. Certaines personnes consultent pour mieux gérer leur anxiété, d’autres, pour trouver la source de leur procrastination, d’autres encore, pour raffermir leur relation.
 
Bref, le seul sac dans lequel toutes les personnes consultant un psychologue devraient toutes être mises est celui intitulé « n’a pas choisi d’être victime de sa situation ». Chaque patient est un battant, un survivor, son propre superhéros. Ainsi, n’ayez pas honte de rencontrer un psychologue, ça fait de vous une personne forte!
 
Soyez fier!
 
Bon. Depuis que je l’ai mentionné ci-haut, vous devez tous vous demander : « Est-ce qu’elle va enfin arrêter le bla-bla et finalement nous dire ce qui s’est passé avec les psychologues? » N’attendez plus.
 
 
MAUVAISE EXPÉRIENCE
 
Depuis la fin de mon secondaire, je ne suis plus motivée. Le matin je ne veux pas me lever. J’anticipe ma journée que je sais sera banale, à l’instar de celles qui l’ont précédée. Je ne me fais pas d’espoir quant aux jours futurs non plus. Je ne fais que passer le temps. J’attends, mais en même temps je ne m’attends à rien.
 
Les études, les amis, les sorties, rien ne m’intéresse. La vie est fade et sans goût. Voilà comment je passe les années qui suivent. Entre-temps, j’entre au cégep croyant peut-être qu’enfin je retrouverai une quelconque passion. Ce n’est pas le cas.
 
Lors de ma deuxième année de cégep, ma mère me demande si je considérerais rencontrer un psychologue. Sa voix s’était faite basse. Elle hésitait à m’en parler, ne sachant pas trop comment j’allais réagir.
 
J’ai été très enthousiaste. Après des années à me cogner la tête contre un mur, à ce que ma vie soit arrêtée à un point mort sans que je ne parvienne à trouver de solutions, voilà qu’on me tendait une perche! J’y ai vu un éclaircissement, le soleil faisait enfin mine de percer mes nuages.
 
Ainsi, je suis allée à la rencontre de mon premier psychologue, le cœur plein d’espoir. Je savais que ce ne serait pas facile et que je devrais y mettre beaucoup d’efforts, mais ça ne m’effrayait pas. Jusqu’à présent, j’avais l’impression de courir dans un désert, épuisée et assoiffée. Désormais, c’est comme si l’on m’avait donné une carte me disant que l’eau n’était plus loin. J’avais un objectif. Je n’errais plus sans destination!
 
Ma première rencontre s’est déroulée sans trop de remous. Il s’agissait surtout d’essayer pour lui de me connaître et de savoir ce qui m’amenait vers lui.
 
Je suis repartie après une heure sans piste de solutions à mes problèmes, mais je n’ai pas perdu espoir, me disant qu’on entrerait dans le vif du sujet la semaine suivante.
 
Les semaines se sont ensuite enchaînées sans que plus de progrès soient atteints. Il passait nos séances à me demander de parler de mes problèmes, de comment je me sentais, de comment je vivais de ne pas trouver de solutions à mes problèmes. Bref, j’avais l’impression qu’on tournait autour du pot.
 
J’étais venue à sa rencontre l’esprit ouvert. J’avais déjà passé des années à analyser mes problèmes, j’étais désormais rendue à l’étape suivante, mais il n’arrivait pas à me donner de conseil concret. Il faisait plutôt des métaphores de mon problème (ex. : tu gardes tes émotions à l’intérieur de toi comme un chaudron trop plein. Un jour, le couvercle doit sauter) et donnait des solutions tout aussi métaphoriques (ex. : il faut que tu enlèves le couvercle).
 
Après quelques mois, j’ai arrêté de prendre rendez-vous.
 
Il m’avait dégoûté de tous les psychologues.
 
…Un allié!
BONNE EXPÉRIENCE
 
Ne vous découragez pas, il y a une fin heureuse. *Oups, attention spoilers alert* 😉
 
Trois ans plus tard, ma situation, loin de s’être améliorée, a carrément piqué du nez. Moi qui performais normalement bien à l’école, coulais désormais la majorité de mes cours. Les nuages noirs que je gardais s’étaient multipliés et je n’en pouvais plus. J’avais même commencé à avoir des crises d’angoisse où j’hyper-ventilais pendant plus d’une dizaine de minutes sans pouvoir m’arrêter.
 
La situation était insoutenable.
 
C’est donc à ce moment-là que ma mère est revenue à la charge (pas vraiment à la charge, étant donné qu’elle y a été très doucement) avec l’idée d’un psychologue. Encore une fois, elle s’inquiétait de ma réaction et encore une fois, j’ai sauté sur l’idée. J’étais tombée si profond que toute aide était la bienvenue.
 
Je me suis ainsi présentée dans le bureau d’une psychologue différente. Je n’avais pas beaucoup d’espoir, mais je me suis donné des claques mentales pour garder l’esprit ouvert. Après tout, je voulais m’en sortir.
 
Dès le début, j’ai mis les pendules à l’heure et lui ai raconté mon expérience précédente. Dès cet instant, on s’est toutes les deux concentrées sur des solutions concrètes en attaquant un problème à la fois et en quelques mois j’ai retrouvé près de soixante-dix pourcents de mon énergie! Après des années de souffrance, je n’osais plus y croire.
 
Chaque jour, je suis reconnaissante que l’on m’ait encouragée à consulter et que j’aie trouvé le bon « fit ».
 
Ainsi, ce que j’essaie de vous dire c’est « ne vous tirez pas dans le pied en refusant l’aide d’un professionnel de la santé mentale » et « même si vous avez eu une mauvaise expérience, jetez-vous à l’eau de nouveau. Vous n’avez rien à perdre et tout à gagner! »






Découvertes de nouveaux blogues québécois!



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *