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Pourquoi lire ce blog?

Que se soit parce que vous avez eu une journée difficile ou même quelques années difficiles, vous trouverez sur ce blog quelques trucs de vie pour vous aidez à vous sentir mieux et comprendre que vous n’êtes pas seul dans votre situation.

Psychologue : Pas une faiblesse, un allié

Pas une faiblesse…
 
J’ai eu une horrible expérience avec un psychologue. Je ressortais de chaque séance plus abattue et découragée qu’à l’arrivée. Je redoutais chacune de nos rencontres en désespérant de m’en sortir. Puis, j’ai eu une expérience incroyable avec une psychologue. Ma vie a fait un cent-quatre-vingts. Je suis passée de la personne qui n’arrivait plus à trouver la force pour se lever le matin à une jeune femme énergique dont la journée était remplie de projets.
 
Je n’avançais plus à reculons.
 
Au début, personne ne veut rencontrer un psychologue ou plutôt, personne ne veut admettre qu’il pourrait utiliser son aide. Cet article a donc pour but de vous fournir la petite poussée qu’il vous manque jusqu’à présent pour faire le premier pas dans la bonne voie. Je sais, c’est effrayant.
 
Vous avez entendu tout plein de mauvaises histoires sur ces professionnels et leurs clients. Les films et les livres les dépeignent comme des gens qui n’ont affaire qu’à des fous, des malades mentaux et des FAIBLES.
 
Ce n’est pas vrai.
 
En fait, j’ai seulement perdu ce préjugé quand j’ai avoué à plusieurs de mes amies proches que j’étais en thérapie. Quelle a été ma surprise quand trois sur quatre d’entre elles m’ont appris qu’elles consultaient également ou avaient consulté! « Mais, mais… elles sont tellement fortes et savent où elles s’en vont!
Ce n’est pas possible », ai-je alors pensé.
 
C’était pourtant vrai. Ici, j’ai failli écrire : « comme quoi il ne faut pas se fier aux apparences », mais il n’y a pas d’ « apparences ». Chaque personne consulte avec un objectif différent en tête. Pas toutes les personnes sont soit suicidaires, ont des troubles de personnalités graves, anorexiques ou sont des enfants battus…
 
Non. Les professionnels de la santé mentale sont une ressource accessible à tous pourvu que le bénéficiaire en face la demande. Certaines personnes consultent pour mieux gérer leur anxiété, d’autres, pour trouver la source de leur procrastination, d’autres encore, pour raffermir leur relation.
 
Bref, le seul sac dans lequel toutes les personnes consultant un psychologue devraient toutes être mises est celui intitulé « n’a pas choisi d’être victime de sa situation ». Chaque patient est un battant, un survivor, son propre superhéros. Ainsi, n’ayez pas honte de rencontrer un psychologue, ça fait de vous une personne forte!
 
Soyez fier!
 
Bon. Depuis que je l’ai mentionné ci-haut, vous devez tous vous demander : « Est-ce qu’elle va enfin arrêter le bla-bla et finalement nous dire ce qui s’est passé avec les psychologues? » N’attendez plus.
 
 
MAUVAISE EXPÉRIENCE
 
Depuis la fin de mon secondaire, je ne suis plus motivée. Le matin je ne veux pas me lever. J’anticipe ma journée que je sais sera banale, à l’instar de celles qui l’ont précédée. Je ne me fais pas d’espoir quant aux jours futurs non plus. Je ne fais que passer le temps. J’attends, mais en même temps je ne m’attends à rien.
 
Les études, les amis, les sorties, rien ne m’intéresse. La vie est fade et sans goût. Voilà comment je passe les années qui suivent. Entre-temps, j’entre au cégep croyant peut-être qu’enfin je retrouverai une quelconque passion. Ce n’est pas le cas.
 
Lors de ma deuxième année de cégep, ma mère me demande si je considérerais rencontrer un psychologue. Sa voix s’était faite basse. Elle hésitait à m’en parler, ne sachant pas trop comment j’allais réagir.
 
J’ai été très enthousiaste. Après des années à me cogner la tête contre un mur, à ce que ma vie soit arrêtée à un point mort sans que je ne parvienne à trouver de solutions, voilà qu’on me tendait une perche! J’y ai vu un éclaircissement, le soleil faisait enfin mine de percer mes nuages.
 
Ainsi, je suis allée à la rencontre de mon premier psychologue, le cœur plein d’espoir. Je savais que ce ne serait pas facile et que je devrais y mettre beaucoup d’efforts, mais ça ne m’effrayait pas. Jusqu’à présent, j’avais l’impression de courir dans un désert, épuisée et assoiffée. Désormais, c’est comme si l’on m’avait donné une carte me disant que l’eau n’était plus loin. J’avais un objectif. Je n’errais plus sans destination!
 
Ma première rencontre s’est déroulée sans trop de remous. Il s’agissait surtout d’essayer pour lui de me connaître et de savoir ce qui m’amenait vers lui.
 
Je suis repartie après une heure sans piste de solutions à mes problèmes, mais je n’ai pas perdu espoir, me disant qu’on entrerait dans le vif du sujet la semaine suivante.
 
Les semaines se sont ensuite enchaînées sans que plus de progrès soient atteints. Il passait nos séances à me demander de parler de mes problèmes, de comment je me sentais, de comment je vivais de ne pas trouver de solutions à mes problèmes. Bref, j’avais l’impression qu’on tournait autour du pot.
 
J’étais venue à sa rencontre l’esprit ouvert. J’avais déjà passé des années à analyser mes problèmes, j’étais désormais rendue à l’étape suivante, mais il n’arrivait pas à me donner de conseil concret. Il faisait plutôt des métaphores de mon problème (ex. : tu gardes tes émotions à l’intérieur de toi comme un chaudron trop plein. Un jour, le couvercle doit sauter) et donnait des solutions tout aussi métaphoriques (ex. : il faut que tu enlèves le couvercle).
 
Après quelques mois, j’ai arrêté de prendre rendez-vous.
 
Il m’avait dégoûté de tous les psychologues.
 
…Un allié!
BONNE EXPÉRIENCE
 
Ne vous découragez pas, il y a une fin heureuse. *Oups, attention spoilers alert* 😉
 
Trois ans plus tard, ma situation, loin de s’être améliorée, a carrément piqué du nez. Moi qui performais normalement bien à l’école, coulais désormais la majorité de mes cours. Les nuages noirs que je gardais s’étaient multipliés et je n’en pouvais plus. J’avais même commencé à avoir des crises d’angoisse où j’hyper-ventilais pendant plus d’une dizaine de minutes sans pouvoir m’arrêter.
 
La situation était insoutenable.
 
C’est donc à ce moment-là que ma mère est revenue à la charge (pas vraiment à la charge, étant donné qu’elle y a été très doucement) avec l’idée d’un psychologue. Encore une fois, elle s’inquiétait de ma réaction et encore une fois, j’ai sauté sur l’idée. J’étais tombée si profond que toute aide était la bienvenue.
 
Je me suis ainsi présentée dans le bureau d’une psychologue différente. Je n’avais pas beaucoup d’espoir, mais je me suis donné des claques mentales pour garder l’esprit ouvert. Après tout, je voulais m’en sortir.
 
Dès le début, j’ai mis les pendules à l’heure et lui ai raconté mon expérience précédente. Dès cet instant, on s’est toutes les deux concentrées sur des solutions concrètes en attaquant un problème à la fois et en quelques mois j’ai retrouvé près de soixante-dix pourcents de mon énergie! Après des années de souffrance, je n’osais plus y croire.
 
Chaque jour, je suis reconnaissante que l’on m’ait encouragée à consulter et que j’aie trouvé le bon « fit ».
 
Ainsi, ce que j’essaie de vous dire c’est « ne vous tirez pas dans le pied en refusant l’aide d’un professionnel de la santé mentale » et « même si vous avez eu une mauvaise expérience, jetez-vous à l’eau de nouveau. Vous n’avez rien à perdre et tout à gagner! »

Est-ce que c’est dans ma tête ou aie-je vraiment un problème?

Mental ou réel?
 
« Est-ce que c’est dans ma tête ou ai-je vraiment un problème? » est une question que les personnes souffrant de troubles d’anxiété se posent fréquemment. Une des raisons pour laquelle cette question revient est que notre entourage a parfois tendance à balayer nos doutes et nos craintes d’un revers de la main en disant : « Ça va passer » ou encore « Penses à autre chose, tu vas vite oublier ».
 
 
Ces personnes, bien que probablement bien intentionnées, ne sont pas en position de le savoir mieux que vous. Ils ne sont pas constamment dans votre esprit, ils ne vivent pas les émotions que vous vivez. C’est normal, ils ont leur propre vie et leurs propres soucis.
 
Je ne dis pas ça pour que vous hésitiez à demander leur aide, mais pour que vous ayez conscience que vous êtes la personne qui vous connait le mieux. Vous êtes la personne qui sera toujours dans votre coin et qui aura toujours vos arrières.
 
En tant que votre plus grand défenseur, il est important de vous connaître et de savoir quelle est la meilleure option pour vous. Pour s’instruire sur l’anxiété et ses troubles associés, je trouve que le site de la Clé des champs est très bien construit. Il énumère les symptômes communément vécus par les personnes souffrant de troubles d’anxiété en plus de proposer une description de comment se sent la victime.
 
Oui, j’ai bien dit victime.
 
Je considère que toute personne souffrant de trouble d’anxiété est une victime dans le sens où elles ne sont pas responsables de leur situation. Elles n’ont jamais choisi d’avoir leur vie affectée par cette condition.
 
Je considère les troubles d’anxiété comme l’un des pires fléaux qui peut accabler un individu. En effet, d’un côté, une personne peut être la cible de plusieurs malheurs, tant que son moral sera bon, elle restera heureuse et pourra voir positivement le futur. D’un autre côté, une personne souffrant de trouble d’anxiété à qui la vie sourira ne pourra pas apprécier sa bonne fortune, car elle craindra toujours le pire.
 
Enfin, fin de la parenthèse. Le site de la Clé des champs vous permettra donc de juger de la sévérité de votre situation. Si vous vivez plusieurs des symptômes depuis quelques mois, je vous encourage fortement à consulter rapidement et votre médecin de famille – ou l’hôpital si vous n’en avez pas – et un professionnel de la santé mentale (voir l’article sur les psychologues : pas une faiblesse, un allié).
 
Si vous ne pensez souffrir d’aucun des symptômes listés, je vous conseille également de consulter un professionnel de la santé mentale (voir l’article sur les psychologues : pas une faiblesse, un allié). Ce n’est pas parce que vous ne vivez pas une forte anxiété que vous ne souffrez pas. Un psychologue peut vous aider dans plusieurs aspects de votre vie : familiale, relationnel, trouble d’alimentation, etc., et vous n’aurez pas perdu votre temps. Au contraire, vous y gagnerez peut-être des outils intéressants.
 
Troubles abordés sur le site de la Clé des champs :
  • L’anxiété généralisée
  • L’attaque de panique
  • Le trouble panique
  • L’agoraphobie
  • L’anxiété sociale et la phobie sociale
  • Le trouble obsessif-compulsif
  • La phobie spécifique
  • L’anxiété ou stress post-traumatique
  • L’anxiété de séparation
  • L’anxiété de performance

Après une mauvaise journée #4

Alimentation… non pas un régime
 
Aujourd’hui, rien ne va plus.
 
Tout ce qui aurait pu mal tourner a été de travers.
 
 
La journée a mal commencé quand un plancher froid a accueilli votre sortie du lit. Vous avez découvert que vous avez un début de rhume. Pour bien faire, il pleut dehors et vos cheveux sont fichus. Vous avez renversé votre café et avez dû vous changer, ce qui vous a mis en retard pour le travail. Arrivé au travail, votre patron vous a critiqué pour une erreur. Toute la journée, les clients ont été ingrats et intraitables. Le trajet du retour à la maison qui prend normalement quinze minutes a duré une heure à cause de la construction…
 
Bref, vous avez passé une de CES journées.
 
À l’instar de toute personne saine d’esprit, vous avez envie de compenser tout le mauvais par une gâterie. Après tout, vous l’avez bien mérité! Je suis bien d’accord. Toutefois, il y a quelques petites règles – ou trucs – de conduite que vous gagneriez à suivre lorsque vous vous récompensez pour ne pas empirer votre état.
 
Petite règle #1 : Éviter le sucre
 
Je sais, je sais, c’est très contraignant et frustrant, mais c’est pour votre bien. Je suis moi-même une bibitte à sucre et je trouve inhumain de devoir m’en abstenir. Il y a cependant une bonne raison pour éviter le sucre : il nous fait atteindre des sommets, mais quelques instants après sa consommation, il nous fait chuter plus profond qu’originalement.
 
Ces hauts et ces bas sont épuisants et pour le corps et pour le cerveau, ce qui entraîne l’irritabilité, les changements d’humeur, la fatigue, la confusion et plusieurs autres trucs pas très chouettes.
 
Pour ses « hauts » si intenses, le sucre peut être considéré comme une drogue de laquelle il est incroyablement difficile de se sevrer tant à cause de la volonté que l’épreuve nécessite que par son abondance dans notre environnement. Ainsi, je ne suggère pas de complètement le rayer de notre alimentation, mais plutôt de chercher des substituts.
 
Substitut 1 : Les smoothies. À la place de prendre de la crème glacée recouverte d’un coulis au chocolat ultra-sucré, mélangez un fruit (ex : banane) avec du yogourt dans le mélangeur. Vous aurez ainsi une collation sucrée et agréable à consommer tout en évitant l’excès.
 
Substitut 2 : Les fruits vapeurs. Ça peut paraître louche, mais il s’agit en fait de mon option favorite. Il suffit de couper une pomme – c’est ce que je préfère, mais tout autre fruit fait l’affaire – en dés, puis de les faire cuire un certain temps dans un chaudron et de les saupoudrer de sucre – avec modération quand même – et de cannelle. Vous pourrez ainsi rapidement manger l’équivalent de l’intérieur d’une tarte sans avoir à attendre son temps de cuisson.
 
Substitut 3 : Laissez aller votre imagination!
 
Petite règle #2 : Éviter les chips, le popcorn et les autres aliments très gras.
 
Les croustilles et toutes les autres collations grasses sont réconfortantes et agréables à manger en regardant une émission, mais elles peuvent vous faire du tort! En effet, après avoir mangé des aliments gras vous vous sentirez lourd, ballonné, honteux… en somme; pas bien.
 
Pourtant, je ne peux pas vous demander d’arrêter tous les aliments croustillants! Les carottes et le céleri sont des substituts idéaux, mais pas très réalistes. À la place, ce que j’aime beaucoup mangé dans ces moments-là est des hosties. Eh oui, ça peut paraître un peu étrange au début, mais il est relativement simple d’en trouver dans la plupart des épiceries! Les hosties sont croustillantes et ont bon goût (bien que très faible) sans être sucrées ou salées.
 
Petite règle #3 : Récompensez-vous avec autre chose que de la nourriture
 
La nourriture n’est pas l’unique méthode pour se sentir mieux après une dure journée. Vous pouvez très bien manger un repas santé et être tout aussi satisfait! Vous pouvez, par exemple, vous coulez un bain chaud et lire un bon livre. Vous pouvez vous faire un marathon de films (voir l’article « Après une mauvaise journée #2 »). Vous pouvez vous consacrer à un passe-temps que vous aimez. Vous pouvez vous défouler avec une séance d’exercice (voir l’article « Après une mauvaise journée #1 »)…
 
Les possibilités sont multiples; à vous de trouver ce qui vous aide le plus!   

Après une mauvaise journée #3

La cohérence cardiaque… ça mange quoi en hiver?
 
 
Lorsque nous sommes proie à de violentes émotions telles la peur, la rage ou la souffrance, notre corps a aussitôt une réponse biologique. Notre pouls s’accélère. Nos mains deviennent moites. Notre respiration devient laborieuse. Notre concentration s’affaiblit.
 
Nos émotions ont donc un impact sur notre condition physique. Le contraire est aussi vrai! En effet, en régulant une partie de nos réponses physiologiques, nous pouvons diminuer l’emprise que nos émotions ont sur nous. Le docteur David Servan-Schreiber a mis au point une technique de respiration dans cette optique : la cohérence cardiaque.
 
Il s’agit d’un exercice très simple. Il dure cinq minutes durant lesquelles, nous devons effectuer des respirations de dix secondes, c’est-à-dire une inspiration de cinq secondes et une expiration de cinq secondes.
 
Cet exercice est particulièrement pratique puisqu’il peut être fait un peu partout. Au bureau. À la maison. À l’école. Dans les transports en commun. Il suffit de s’asseoir confortablement le dos droit, les mains devant nous et les jambes décroisées.
 
Il est recommandé de faire cet exercice trois fois par jour tous les jours. Bien entendu, il s’agit d’une habitude qui est difficile à intégrer à sa routine. Toutefois, ceux qui y sont parvenus disent qu’après deux semaines, l’habitude est prise et ils n’ont plus à y réfléchir. Par contre, gardez à l’esprit que même si vous n’êtes pas régulier dans votre pratique, chaque exercice de cohérence cardiaque vous est bénéfique. Allez-y à votre propre rythme et remerciez-vous d’avoir pris soin de vous à chaque occurrence 🙂
 
Pour avoir pratiqué la cohérence cardiaque moi-même, je trouve qu’il est difficile de garder le rythme des dix secondes par respiration. Il existe heureusement une solution à ce problème : une vidéo. Celle-ci montre une balle qui monte sur une fonction sinusoïdale lorsque vient le temps d’inspirer et redescend de la même manière lors des expirations. (vidéo)
 
Finalement, les bienfaits de la cohérence cardiaque sont :
  • Sensation immédiate de bien-être et de calme
  • Augmentation de l’efficacité du système immunitaire
  • Augmentation de l’attention et de la concentration
  • Diminution de la douleur
  • Diminution de la réactivité émotive
  • Diminution des troubles du sommeil et de l’anxiété
  • Meilleure gestion du stress
  • Perte de poids
  • Harmonisation des différents systèmes du corps (respiratoire, immunitaire, cardiaque et digestif)
  • Augmentation dans des proportions très importantes du taux de DHEA (hormone de la jeunesse), qui peut aider à ralentir le vieillissement.
  • Baisse de la tension artérielle chez les hypertendus
 
AUTRES OUTILS
 
Il existe plusieurs autres méthodes pour réguler ses émotions via des comportements physiologiques.
 
L’une d’entre-elles est d’imiter la posture liée à un état d’esprit. Par exemple, une personne léthargique ou dépressive aura le dos vouté et le regard rivé au sol tandis qu’une personne joyeuse et énergique se tiendra le dos droit et le regard fixé sur l’horizon.
 
Un sourire peut également faire la différence. Même si nous ne sommes pas heureux, le simple fait d’afficher un sourire peut être contagieux et éliciter un sentiment de bonheur.
 
À vous de reconnaître vos moments plus sombres et d’utiliser vos nouveaux outils!
 
 

Après une mauvaise journée #2

Regarder des séries télévisées… je ne vous apprends rien là
 
 
Dès qu’on a un moment à nous et qu’on ne souhaite pas le partager avec d’autres personnes, le « go-to » est généralement de s’allonger confortablement et d’écouter des séries télévisées. Il s’agit d’une habitude normale et de laquelle il ne faut pas avoir honte, car tout le monde ressent éventuellement le besoin de s’échapper dans un autre monde.
 
Bien qu’il s’agisse d’une habitude saine, j’estime – via mon expérience personnelle – qu’il faut se fixer quelques limites ou au moins des lignes de conduite. Après tout, il s’agit d’aller prendre une petite nage relaxante dans un autre univers, pas de s’y noyer pour éviter le monde réel!
 
J’ai essayé plusieurs « régimes » de séries télévisées et j’en suis venue à la conclusion qu’il n’y a pas de règle d’or sur le sujet. Il n’y a pas de « … je vais juste écouter une émission par jour » ou de « …je ne vais pas écouter d’émission la semaine » qui tiennent. Il y a des journées qui vont bien, où l’on n’a pas besoin de s’échapper, où l’on se sent bien et qu’on veut s’impliquer dans notre vie.
 
Il y a aussi des journées qui vont mal, très mal. Ces journées-là, règle ou pas règle, on va vouloir écouter de nombreuses émissions et se débarrasser du « méchant ». S’imposer des limites dans ces moments n’apporte que des regrets et une mauvaise estime de soi quand on n’arrive inévitablement pas à les respecter. Ainsi, dans le domaine du raisonnable, il faut accepter de se laisser aller une fois de temps en temps pour repartir du bon pied le lendemain.
 
Une autre habitude saine à prendre lorsqu’on écoute des émissions est de prendre le genre en considération. En effet, les émotions que l’on vit en plus des images qui nous sont présentées à l’écran affectent notre moral à court et moyen terme.
 
Par exemple, j’ai déjà eu l’idée pas très éclairée de me faire un marathon des émissions de Games of Throne. Mon anxiété a tant augmenté que des semaines durant je faisais le tour de ma chambre et regardais sous mon lit avant d’aller me coucher.
 
Fait amusant : il n’y a pas d’espace entre mon lit et le sol.
 
Le même phénomène s’est répété en fonction des émissions que je choisissais de visionner. Par exemple, j’ai appris que Dexter, Hannibal, Mentalist, Grey’s Anatomy, etc. n’aidait pas ma paix d’esprit tandis que je pouvais écouter une dizaine d’émissions de Big Bang Theory sans perdre ma bonne humeur.
 
J’ai conscience qu’il s’agit d’un changement de menu difficile à effectuer, car plusieurs des émissions contenant beaucoup de violence sont très addictives, mais ça en vaut la peine. Vous remarquerez après quelques semaines à peine que votre humeur s’améliore ainsi que la qualité de votre sommeil.
 
Pour faciliter votre transition, voici une liste d’émissions de type comédie que j’aime beaucoup : Big Bang Theory (évidemment), Silicon Valley, Superstore, The league, Blackish, Baby Daddy, Brooklyn nine-nine, The Mick, In the Middle, Modern Family, Once Upon a Time, Trial & Error, etc.
 
En fin de compte, c’est à vous d’utiliser votre jugement pour déterminer quelle devrait être votre consommation tout comme son contenu pour maximiser votre bien-être et votre équilibre de vie.

Après une mauvaise journée #1

 On a tous des bonnes journées et des moins bonnes journées. Lorsque l’on a droit à l’une de ces dernières, on n’a pas à la subir; nous ne sommes pas impuissants. En effet, plusieurs méthodes existent pour reprendre le contrôle– et je ne parle pas du type de méthodes qui prennent plusieurs heures et nous laisse deux fois plus épuisée! Non. Je parle de technique que j’utilise moi-même, dans la VRAIE vie.
 
 
L’exercice physique… je peux entendre vos yeux rouler.  
 
Bien évidemment, quand on a une mauvaise journée on est épuisé, on est mort, on n’a pas envie de faire le moindre effort. C’est le type de journée où si la télécommande n’est pas à portée de main, eh bien on écoute ce qui joue d’une oreille en regardant la foudroyant du regard. Croyez-moi, je passe souvent par là.
 
Dans ces moments, je suis la première à ne pas vouloir faire mon sac, aller au gym, me changer, m’entraîner, revenir à la maison, me faire un repas… Ouf, ça ne finit plus! Non, ce que je propose c’est de se trouver un petit exercice qu’on aime et le faire dans le confort de chez soi. Dans mon cas, j’aime faire des redressements assis sur mon lit (oui, oui, ça ne compte pas vraiment parce que le lit est moue, mais ce n’est pas important) en écoutant de la musique techno et en m’imaginant que je combats des guerriers imaginaires.
 
À chacun sa technique – on ne juge pas s’il-vous-plaît-merci.
 
Le but ici est d’élever votre rythme cardiaque pour une période d’au moins quelques minutes. Votre cerveau va alors sécréter de la dopamine qui crée une sensation de bien-être. Cette même sensation peut également être atteinte en mangeant du chocolat, mais sans la culpabilité. *clin d’œil* *clin d’œil*
 
Vous pouvez également vous inscrire à un cours d’exercice physique hebdomadaire avec un ami ou un membre de la famille. Savoir que quelqu’un vous attend sur place deviendra rapidement une source de motivation ainsi que le coup de pied dans le derrière qu’il vous manque pour vous lever du divan.

Pourquoi il n’est pas acceptable d’échouer

C’EST CORRECT D’ÉCHOUER.
 
Duh. Il s’agit d’un dicton, d’une maxime, d’une réalité que tout le monde reconnaît et approuve. Après tout, il est bien logique qu’au cours d’une vie, pas toutes nos entreprises ne se soldent en une réussite; la loi des probabilités dicte qu’éventuellement nous devrions rencontrer un échec. Pourtant, il s’agit d’une chose de le comprendre mentalement, mais cela en ait une autre d’en être convaincu dans son cœur…
 
Si vous êtes comme moi, à qui l’on a répété à maintes et maintes reprises qu’un déboire ou même un abandon est acceptable, vous devez en avoir ras-le-bol de l’entendre. J’appelle affectueusement ce concept une écœurantite aiguë. Après tout, vous n’êtes pas stupide, vous le savez bien qu’il est acceptable de ne pas tout réussir, c’est même normal et sain, alors pourquoi s’entêtent-ils à vous le répéter? S’il suffisait de vous le mentionner pour que l’anxiété et votre dédain de l’échec s’évanouissent, ça aurait déjà fonctionné! Votre tête est d’accord, c’est votre cœur qui est têtu.
 
J’ai eu ce même problème des années durant et, tel un cercle vicieux, je sombrais de plus en plus profondément dans la dépression et la haine de moi. Chaque fois que je ne parvenais pas à mes fins, je m’en voulais tout d’abord d’avoir échoué, puis je m’en voulais de m’en vouloir bien qu’un échec ne soit pas représentatif de ma valeur. Un jour, cette énergie négative a grandi à un tel niveau qu’avant même d’entreprendre un projet, j’étais persuadée que je n’allais pas y parvenir, que seulement une déception m’attendrait au bout de la route. Ainsi, la meilleure partie d’un projet; le début, quand on regorge normalement d’enthousiasme pour toutes les possibilités, venait de se transformer en une étape pénible à franchir.
 
Clairement, ça ne pouvait plus continuer. Cette manière de penser m’empoisonnait l’existence et j’avais perdu tout désir d’entreprendre et de commencer des aventures. À ce moment, je me suis dit : « Bon, le c’est correct d’échouer ne me mène nulle part. J’ai conscience que c’est vrai, mais je n’arrive pas à réellement m’en convaincre. Pourquoi? Et si à la place de me le répéter, j’inversais la question. Pourquoi est-ce que je ne me permets pas d’échouer? »
 
J’ai beaucoup réfléchi à cette question. Quelle réponse me permettrait de justifier toute la souffrance que je dois endurer suite à chacun de mes échecs?
 
Que vont penser les gens de moi?
Dans le pire des scénarios, ils penseront les pires choses de moi; que je suis faible, que je suis stupide, que je suis [insérer ici ce que vous redoutez]. Dans ce cas, c’est pénible bien sûr, mais ce ne sera sûrement pas aussi douloureux que d’être celle qui me jette des pierres, alors ça ne vaut pas la peine de s’en faire. Dans le meilleur des cas, ils penseront que je suis une personne déterminée, qui n’abandonne pas, se relève et entreprend un nouveau projet avec une ardeur redoublée!
 
Si j’échoue maintenant, je ne réussirai jamais.
Est-ce bien vrai? Existe-t-il réellement un cas de figure où il m’est impossible de retenter ma chance en changeant cette fois mon angle ou en me préparant davantage? Dans bien des cas, il sera toujours possible de réessayer, ça peut prendre plus de temps ou d’énergie, mais si je veux vraiment réussir, j’y mettrai l’effort, sinon tant pis, c’est que je suis passée à autre chose depuis et c’est bien normal. De plus, en essayant une deuxième fois une action, je prouve ma détermination et je suis plus détendu face à la tâche, car j’ai maintenant une idée de ce qui m’attend.
 
Mon échec aura des conséquences sur …
Si en effet mon échec a des répercussions sur autrui ou sur moi-même, je le saurai probablement dès le début de mon entreprise. À ce moment, j’aurai mobilisé les efforts adéquats pour la situation et j’aurai fait de mon mieux avec ce que j’ai. Ici, mon échec peut être dû à un concours de circonstances et il est improductif de m’en vouloir injustement. Dans ces moments, la seule option est de faire son deuil, en discuter avec les personnes affectées – eh oui, même si c’est pénible, car ce sera toujours pénible demain ou le jour d’après. Au moins, en en parlant je pourrai plus facilement passer à autre chose -.
 
En somme, il n’existe pas une raison suffisamment puissante et universelle pour s’en vouloir d’échouer!
 
Si l’anxiété ne diminue toujours pas ou revient au galop, il est pertinent de refaire l’exercice et de trouver quelle est la source de pression qui bloque notre capacité à accepter l’échec. Attention : Cette anxiété ne part pas tranquillement avec le temps à force d’arrêter d’y penser. Elle fait plutôt des apparitions de manière sournoise quand on pense enfin en être libre. Identifiez donc ces instants et prenez le temps nécessaire pour les adresser.